Derniere minute
Après 6 ans de bons et loyaux services, 404 s'arrête là, définitivement, ou pas.
D'abord à cause de plein d'autres projets chouettes. Un autre blog d'abord, bienbienbien, avec 3 compères et une nouvelle énergie. Et puis une nouvelle boîte aussi, des choses excitantes, des baskets contre des cravates, des caméras contre du Powerpoint, des idées contre, tout simplement contre.
Des envies différentes aussi.
Et puis cette campagne épuisante, ce bruit qui ne faisait que grandir chaque jour. Les blogs qui parlaient des médias qui parlaient des blogs qui parlaient des médias qui parlaient des blogs.
Des candidats ridicules sur Second Life, d'autres absurdes qui créaient leur websphère rien qu'à eux. Des bloggueurs qui croyaient détenir des secrets d'état et qu'on aurait dû remercier de ne pas faire imploser le monde tel que nous le connaissons à coup de révélations fracassantes sur Blogspot.
Tsunami de verbiage.
Le moment de passer à autre chose, sûrement, en remerciant tous ceux qui ont lu, commenté, aimé ou détesté 404.
La suite, c'est là. Et c'est pas pareil. Mais quand même.
Depuis que l'homme a inventé le sport, d'autres hommes se sont évertués à créer d'autres sports, ridicules ceux-là. Par exemple, la course peut légitimement être considérée comme un sport. La course automobile, on se demande. Aller faire les beaufs de luxe en fonçant comme des gorets dans les villages africains à l'occasion d'un raid pseudo-aventurier mais franchement motorisé, on peut décemment considérer que le sport n'a pas grand-chose à voir là-dedans. Le ridicule, par contre, oui.
Et s'il est un sport (cough) qui abat toutes les fontières du ridicule, c'est bien celui dont la plus prestigieuse (re-cough) compétition s'est déroulée le 4 juillet sur la côte est des États-Unis : le manger de hot-dog. Un principe simple, se bâfrer d'un maximum de pain-saucisse en 10 minutes, sans vomir sur les juges. À la face de la moitié de l'humanité qui n'a ni de quoi se nourrir ou s'hydrater décemment, oui, mais sur les juges, non.
Seul hic dans cette antre du bon goût : le tenant du titre n'est pas un obèse camarade de l'oncle Sam mais un chétif Japonais qui rapporte depuis 8 ans maintenant le titre au pays. Au nez et à la barbe pleine de miettes d'Américains déconfits.
Mais 2007 est l'année de la revanche. Diffusée sur ESPN en direct (vidéo ici), la compétition enflamme les commentateurs de la chaîne. En parlant de leur compétiteur national, Joey Chestnut, l'envolée lyrique n'est jamais loin (morceaux choisis) : "Ce serait le plus grand moment du sport américain si Chestnut pouvait rapporter le trophée chez nous", "Un courage incroyable de la part de Chestnut, cet homme a probablement changé le cours de l'histoire dans notre pays", "Chestnut est un véritable héros américain", "en ce 4 juillet, nous ne sommes pas loin de George Washington lorsqu'il a commencé à affronter les Anglais", "si vous tapez 'héros' dans Google demain, vous trouverez Neil Amstrong et Joey Chestnut".
Tout ceci, à propos d'un type dont le seul talent est de pouvoir manger 66 hot dogs de suite sans vomir.
Mais la meilleure est à venir lorsque, dans un accès de fébrilité patriotique, le présentateur lance : "Tout le monde, oui, tout le monde libre a les yeux fixés sur cet homme". Tout le monde libre devrait avoir les yeux fixés sur une compétition de hot-dogs ? A elle seule, cette phrase pourrait presque excuser 4 ans de résistance irakienne.
En tout cas, Joey Chestnut a rapporté la "Mustard Belt" au pays, devenant l'homme au monde capable de manger le plus de saucisses dans du pain en 10 minutes. La gloire tient finalement à peu de choses. Le ridicule aussi.
Scoop de nos amis belges, le roi s'est cassé le col de l'utérus. Si si si (via nos amis de l'excellent rue89).
Dans la vie, il y a des sujets sur lesquels on aimerait jamais n'avoir à user les touches de son clavier. Et Paris Hilton tient une bonne place dans ceux-là. Mais si, pour une fois, on évoque la blonde au QI de fruit de mer dans cette colonne, ce n'est pas tant pour elle-même que pour une journaliste de MSNBC, Mika Brzezinski, qui refuse à l'antenne de couvrir la sortie de prison de la star de la chanson de cinéma de porno.
C'est qu'en plus de couvrir le (non) événement, MSNBC souhaitait que le titre fasse l'ouverture du journal. Rien que ça. Un peu comme si Pujadas choisissait d'ouvrir le 20 heures par un accident de vélo ou que PPDA lançait son JT par un résultat de foot. Impensable (cough).
La vidéo de Mika Brzezinski tentant de brûler son conducteur d'émission (www) a fait le tour du web, vue plus de 2 millions de fois sur YouTube. Devant l'ampleur de l'événement, MSNBC a choisi de faire, 4 jours plus tard, un retour sur la chose avec la journaliste en question (www). Avec une seule phrase de conclusion de la part du présentateur : "Vous avez pris position. Le monde des journalistes a entendu votre position... et ils vous remercient". On n'aurait pas dit mieux, c'était juste un petit moment de bonheur dans les médias.
En 2008, ça va sentir le vestiaire de pentathlon du côté de la Chine et pour l'occasion, RSF propose un logo fort approprié. On attend encore l'approbation des boissons gazeuses qui sponsorisent l'événement.
Ça n'aura pas échappé aux plus sagaces (ou désespérés, c'est au choix) observateurs du paysage audiovisuel français, TF1 se lance de nouveau dans les programmes de grande qualité avec "Secret Story", qu'on aurait avantageusement pu sous-titrer "On va arriver à vous faire croire que c'est intéressant".
Laissons néanmoins de côté l'interrogation légitime quant à l'intérêt de voir s'ébrouer une quinzaine de barmans et de coiffeuses qui doivent à tout prix cacher aux autres un secret de haute volée - parmi vous se cache le fils, naturel en plus, du genou d'Henri Leconte - et observons la maison de toutes les audiences. La production l'affirme à qui veut l'entendre : elle est écologique. Oui. Écologique, on vous dit. Verte. Responsable. Renouvelable. Sans OGM ni CFC. É-co-lo-gique, quoi. Parce que chez TF1, on veut le bien de la planète.
Alors, du coup, les matériaux sont recyclables, la moquette en vieux pneu tressé et pour un peu, on oublierait presque qu'il y a tellement d'ampoules 800 watts là-dedans que le simple fait de filmer la douche d'un candidat consomme autant d'électricité que Montbelliard en 12 ans (hors période de tentative de sécession de la Franche Comté, bien entendu). Mais on apprécie le geste écologique, c'était bien d'y penser.
Mais alors grand Dieu, pourquoi, oui, pourquoi, alors qu'on était presque ému par les efforts adolescents de la première chaîne pour sauver la planète du désastre, pourquoi a-t-il fallu que la production fasse arriver les candidats en Hummer, probablement la seule voiture sur le marché à pouvoir se vanter de polluer plus qu'un 33 tonnes ?? Personne ne les a prévenus qu'en plus de rendre pathétique tout ce qu'elle touche, cette voiture est aussi le plus abominable aspirateur à gasoil fabriqué par la main de l'homme ? Personne ne s'est senti perturbé qu'on déplace dans Paris (oui, dans Paris) des célébrités inconnues dans un véhicule que seuls des militaires avaient le mauvais goût de trouver utile ?
Pour la prochaine (parce que si l'émission est suffisamment mauvaise, il est largement possible qu'il y ait une suite), on inviterait bien TF1 à réfléchir deux fois plus à leur politique écologique. En plus, deux minutes de réflexion au lieu d'une, ça doit se caler dans un planning 2008, non ?
Le lecteur affûté l'aura noté, 404 est resté silencieux ces dernières semaines. Non que 404 soit mort, non qu'il n'y ait rien eu à dire.
Si 404 s'est mis, délibérément, en mode pause, c'est que le bruit autour de la campagne était déjà largement suffisant. De l'Humanité au Figaro, du Canard à Charlie, de Versac à Lemeur, de RTL à Europe 2, ce qui devait être dit l'a été, et chacun avait largement les cartes en main pour faire son choix en toute conscience. 404 n'avait plus son rôle à jouer dans ce grand raout médiatique.
L'élection passée, 404 revient.
Parce que 404 veut justement parler de ce dont on ne parle normalement pas. Aborder des sujets, informations, débats qui ne trouvent pas leur place dans le cercle médiatique habituel, trop squatté par les résultats du foot, la longueur du yacht de Sarkozy et l'acné d'Eve Angeli. Parce que plutôt qu'être un média de plus, les blogs n'ont de sens que s'ils sont un média différent.
Combien de ceux créés à l'aube de la campagne présidentielle continueront, le deuxième tour passé, à scruter la vie politique, à recenser les promesses non tenues, les libertés supprimées, les abus, la corruption, la pollution ou l'indice UV au cap d'Agde ? Probablement très peu. Après leur cuite virtuelle du dimanche soir, que restera-t-il des militants de second life ?
404 revient. On monte d'autres projets, aussi. Et accessoirement, on change de carrière pour aller bosser avec des gens très chouettes qui partagent la conviction que le web n'a de sens que si on met des contenus de qualité dessus.
Tout ça cumulé explique pourquoi 404 faisait le mort. Mais pour faire semblant, seulement.
En cette semaine de premier tour, 404 est plus calme que d'habitude, pour cause de suractivité dans d'autres domaines (on arrive, on arrive). Mais on ne peut s'empêcher de coller un lien vers le livre "Ruptures", du vice-président au tribunal de Paris et président de la 12e Chambre correctionnelle Serge Portelli.
Programmé pour sortir avant la campagne présidentielle, le livre a finalement été rejeté par les éditions Michalon, pour cause de "pressions" selon l'auteur, de qualité médiocre selon l'éditeur (source). Les adeptes de complots apprécieront sans doute par ailleurs le fait que Yves Michalon soit dans la vie un ami de Sarkozy.
Le livre, diffusé faute d'éditeur sous licence Creative Commons, dresse un portait des (vrais?) résultats de la politique de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, des dérives possibles et de celles qui ont déjà eu lieu. Avec cette citation reprise de Churchill en guise d'introduction : "Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées". À emporter sous le coude, dans l'isoloir, donc.
Livre en PDF (102 pages), en Creative Commons, livre en ligne sur Betapolitique.
C'est officiel : De Robien n'a vraiment pas la moindre idée de ce qu'il peut encore bien faire à l'UDF. Ou bien c'est une taupe. Sinon, on ne voit pas.
"Un homme sans oreilles retrouve l'ouïe". Ca n'a rien d'une nouveauté: en 2002, Loana avait bien sorti un livre. Et sans cerveau.
Puisque, comme disait en son temps Pompidou ou quelqu'un d'autre, l'ORTF est l'avenir de l'humanité, il était grand temps de faire un détour par les dernières vidéos de campagne présidentielle qui circulent sur le web. Et qui dit vidéo, dit people, et inversement (ou pas).
Ça commence avec un soutien de poids (cough) pour Ségolène Royal en la personne d'un BHL même pas entartré qui espère très fort que sa candidate soit au second tour (vidéo iTélé). Et tant qu'on est dans le people haut de gamme, Dominique Farrugia soutient de son côté (re-cough) Nicolas Sarkozy. Même s'il n'ose pas trop le dire. Enfin un peu quand même. Mais en fait non. Enfin bref (vidéo La Télé Libre). Enfin, et puisque ce sont les rois du showbiz, un autre tour à l'UMP nous apprend en vrac que Sarkozy a copié le programme politique de Steevy (trop déliiiire), que, ô surprise, François Sarkozy soutient son frère et qu'enfin, Alain Prost a "une certaine vision non seulement des choses mais des difficultés qu'on a mais qu'on peut avoir si on ne change pas". Et le contraire, non? Tout un programme. Les preuves ici (NS TV).
Dans les soutiens de Sarkozy, on compte aussi Claude Goasguen qui, piégé par les YesMen pour LeLab.tv, trouve que ce serait super chouette hyper top d'envoyer des Airbus A380 chargés de glaçons pour reformer la banquise. Et sérieusement en plus (vidéo LeLab.tv).
Sinon, en vrac sur les écrans, Rachida Dati se verrait bien future ministre, dans le texte - sic - "de la rénovation urbaine à coup de Kärcher" (vidéo LaTéléLibre), Le Pen se verrait bien démocrate (vidéo Canal+) et Sarkozy qui n'aime pas qu'on dise du mal de lui se verrait bien faire le ménage à l'ORTF (Vidéo France 5).
Pour finir, un coup de coeur spécial pour la spectaculaire télé-génie de Gérard Schivardi (vidéo G. Schivardi) et pour la question brillante d'avant-gardisme politique d'un bloggueur aux sauteries du mardi à l'UMP (vidéo DM).
Comme disait un acteur pas encore mort, "Il ne faut jamais oublier que la télévision n'est qu'un appareil électroménager". C'est fait.
Sauvez un GI : envoyez vos iPods à l'armée américaine!
A l'époque, on avait trouvé ça scandaleux, en tout cas franchement ridicule : Sarkozy, dans sa loi de prévention de la délinquance, voulait détecter les syndromes de la délinquance chez les enfants à partir de... 3 ans. Si. Parce qu'un enfant agité en crèche avait, selon le candidat à la présidentielle, de plus grandes chances que les autres de (rayez les mentions inutiles) brûler une vieille, détrousser une voiture ou cracher dans des dahlias.
Depuis, maternelles, collèges, lycées et organismes chargés du versement des prestations familiales doivent communiquer au maire des "données nominatives utiles" (source, en particulier Article 9).
Derrière ce besoin de recenser au plus tôt les fauteurs de trouble et autres rebelles à l'autorité se cache une philosophie bien étrange du candidat à la présidentielle et dévoilée cette semaine par le magazine "Philosophie" : lors d'un entretien avec le philosophe Michel Onfray, Sarkozy expose son point de vue (on s'assoit pour lire ça, merci). Dans le texte, dixit Nicolas Sarkozy (source) :
"Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."
Voilà qui clair : les pédophiles naissent pédophiles, les délinquants naissent délinquants. Autant les choper au berceau pour éviter qu'ils fassent du mal. Pour ceux qui ne naissent ni pédophiles, ni délinquants, s'ils ne sont pas génétiquement inadaptés au système, on verra ce qu'on peut en faire.
Finalement dans 1984, Orwell s'était trompé.
De 23 ans.
On l'a suffisamment répété lors de la (double) affaire des sous-marins nucléaires, le futur président de la république française sera aussi chef des armées, ce qui n'est pas rien considérant le nombre de soldats qui mugissent dans nos campagnes par les temps qui courent. Pour autant, prendre la relève de Chirac ne semble pas, a priori, d'une complexité insurmontable. Parce qu'à part avoir bâti un porte-avion qui craint l'eau et tenté en vain de se débarrasser du porte-amiante Clémenceau, on ne connaît pas de grand fait militaire au futur ex-président. Mieux, s'opposant à la guerre en Irak, il serait même presque passé pour un alter-mondialiste à pancarte.
Mais Chirac est-il pour autant un pacifiste aussi convaincu qu'il veut le laisser croire?
Pas vraiment si l'on regarde du côté du Jerusalem Post qui dévoile qu'en mars 2006, soit 4 mois avant l'invasion du Liban par Israël, Chirac aurait contacté Sharon pour le presser, au passage, d'en profiter pour envahir la Syrie et en renverser le gouvernement. Et de promettre, le cas échéant, le plein support de l'armée française dans cette opération (source, merci à Sophie).
Et il ne s'arrête pas là. Après avoir exhorté hier les candidats à ne pas considérer "les crédits de la défense nationale [comme] la variable d'ajustement de notre politique budgétaire" (comprendre "s'il faut du budget pour l'éducation nationale, c'est pas du côté des chars Leclercs qu'il faut chercher") (source), il vient d'autoriser les avions français à aller bombarder de l'Afghan (source).
Du coup, c'est jour de joie chez Dassault : les Rafales français viennent de larguer leurs premières (vraies) bombes. On est très fier de cette réussite technologique (rendez-vous compte, un avion de chasse à 45 millions d'euros qui est capable de lâcher - enfin - une bombe de 500 kilos, 31 ans après le lancement du projet, 20 ans après son premier vol, c'est vrai que ça en impose).
Du côté de Chirac, on n'en est plus à une contradiction près, lui qui avait reçu le prix "ig-nobel" [ig-noble] en 1996 pour avoir commémoré les 50 ans des bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki à coups d'essais nucléaires dans le Pacifique. Quant aux Afghans, ils seront sans doute très contents de se prendre du napalm high tech sur le cuir chevelu. Pour faire la promotion de Dassault. Ça s'appelle du marketing.
Le concours 404 / Olowshop, c'est fini, avec un peu de temps pour trier (et vérifier) les réponses données avant la fin du chronomètre. Et puisqu'il faut passer par là, que rien n'est gratuit dans la vie et tout et tout, voici les résultats des Bushisms qui remportent un T-shirt Olowshop.
4e, Édouard M. grâce à un Bushism que n'aurait pas renié un Monty Python dans ses grandes heures, puisque la phrase ne veut - strictement - rien dire. C'était au cours du 2e débat des présidentielles de 2000, lorsque George a lâché un tonitruant : "I mean, there needs to be a wholesale effort against racial profiling, which is illiterate children." Aucun rapport entre le début et la fin de la phrase, du grand doubleuvé (source PBS).
3e, Julien J. qui rapporte cette brillante confession du président le plus influent au monde : "I'm also not very analytical. You know I don't spend a lot of time thinking about myself, about why I do things." ("Je n'analyse pas beaucoup. Vous savez, je ne réfléchis pas beaucoup à propos de moi, à propos de la raison pour laquelle je fais des choses"). Voilà qui est (très) clair (source About.com).
2e, Olivier démontre toute la force politique de George; "See, free nations are peaceful nations. Free nations don't attack each other. Free nations don't develop weapons of mass destruction.". Enfin, sauf les États-Unis quoi. Raffarin, qui avait déposé le concept du Yes qui needs the No to win the Yes against the No aurait demandé des royalties à la Maison blanche (source Slate).
Enfin, premier, Stephan qui en une petite citation résume le personnage : "I'm the master of low expectations". On n'aurait pas dit mieux nous-mêmes (source Whitehouse.gov).
Édouard, Julien, Olivier & Stephan remportent chacun un T-shirt Olowshop de leur choix. Bravo à eux et merci à Olowshop (avec qui 404 devrait sortir, sans trop tarder, un T-shirt en édition spéciale). Et entretemps, ça c'est cadeau pour ceux qui n'en peuvent - vraiment - plus.
Tout le monde le sait.
Rien de mieux qu'un bon jeu vidéo pour rétablir la sécurité de Mexico.
Attention lecteur, cet article peut provoquer une remise en cause des principes fondamentaux de la logique. Cette semaine, celui qu'on surnomme "le taliban australien", David Hicks , a été officiellement accusé de "crime de guerre" par l'administration américaine (source Chicago Tribune). Détenu par l'armée américaine depuis 2001, en grande partie à Guantanamo, Hicks fait partie de ceux qui sont qualifiés par l'administration Bush de "unlawful enemy combatant" (combattant ennemi illégal) dans le but avoué de leur nier les droits de la convention de Genève qui protège les prisonniers de guerre.
Depuis son arrestation, Hicks, son avocat, la Croix Rouge et même des militaires de la prison de Guantanamo confirment que le prisonnier Hicks a été maltraité, probablement torturé, isolé du monde extérieur pendant des mois entiers, drogué et battu. Ce qui ne semble pas poser de gros dilemme moral à l'armée de l'auto-proclamée première démocratie du monde.
En effet ('faut suivre), quand on accuse de crime de guerre un combattant qui, officiellement, n'a jamais fait la guerre, et qu'on lui refuse la protection des prisonniers de guerre (bien qu'on l'accuse de crimes de guerre) et que, par ailleurs, on le traite contrairement aux droits de l'homme alors qu'on fait justement la guerre contre des gens qui ne font pas la guerre pour défendre des droits de l'homme qu'on ne respecte pas, on n'est pas à une contradiction près.
D'autant qu'officiellement, Hicks n'aurait même pas commis de "crime" au sens propre du terme : "The U.S. administration has not alleged Hicks engaged in any actual acts of terrorism, nor that he killed any U.S. or Coalition soldier while engaged in fighting at Konduz.". Sic.
Plus d'informations sur les conditions de détention des plus de 400 prisonniers de Guantanamo bay sur Wikipedia et la réplique en 3D de la cellule de Hicks par Amnesty International.
Le lien entre KFC, le Fish Snacker, Benoit XVI et le Carême? Une histoire de sandwich béni. Amen.
La guerre froide pouvait avoir le sang chaud "Un agent ayant pour fonction la mise en place de relations sentimentales ou sexuelles avec des femmes intéressant le service." Agent secret ou gigolo? Les deux, mon général...
Toi aussi, joue à trouver Ossama : gros plans de Peshawar et des territoires explorés par la CIA et suspectés d'abriter Ben Laden et son numéro 2 sur Google Earth .
Petit rappel de dernière minute pour les retardataires : histoire de célébrer dignement sa 5e version en 6 ans d'existence, 404 Brain Not Found vous fait gagner des T-shirts chouettes et engagés avec nos amis de Olowshop.com. Et sur 404, on a nos têtes... Alors, pour fêter cette nouvelle version, il était logique de ne pas passer à côté de notre préféré, George W. Bush :
1/ Rendez-vous chez Olowshop (www.olowshop.com) et choisissez votre T-shirt préféré.
2/ Naviguez sur le Net pour trouver votre Bushisme* préféré (et gardez bien son URL)
3/ Envoyez un mail à CONCOURS (AT) 404BRAIN.NET précisant votre nom, prénom ou pseudo, votre Bushism, son URL et votre T-shirt préféré.
Vous avez jusqu'au 25 mars, minuit (sous contrôle d'un non-huissier).
Et non, participer au concours ne vous inscrit pas de force sur des mailing lists bizarres, ne vous force pas à acheter des produits moins chers, à changer d'opérateur mobile ou de voter pour "Chasse pêche nature tradition et intégrisme". Non, jouer vous permet juste d'avoir une chance de gagner. Et c'est déjà pas mal.
(*) Extrait de Wikipedia : "Un bushisme est une expression désignant un mot ou une phrase incorrecte que le Président des États-Unis George W. Bush dit en public et de manière involontaire. Ces erreurs sont bien souvent comiques, car elles sont mises en parallèle avec le sérieux de sa fonction."
La très décriée prison de Guantanamo (le goulag de la plus grande démocratie du monde) se montre finalement d'une efficacité redoutable. Bien plus, même, que les Américains ne voulaient le croire. Après y avoir enfermé, sans autre forme de procès (on ne va pas s'embarrasser de formalités), plus de 600 "combattants ennemis", ils ont finalement trouvé leur bête noire, le cerveau de tout : Khalid Sheikh Mohammed (à défaut de Bin Laden, ça devrait pouvoir le faire).
Arrêté en 2003 et soumis depuis à de constants interrogatoires, le Pakistano-Koweïtien a fini par avouer. Tout. Tout tout tout (source Breitbart).
D'abord, il confesse être l'homme derrière les attentats du 11 septembre 2001. Rien que ça. Et de "A à Z" selon ses propres termes. Et comme si ça ne suffisait pas, il continue de soulager sa conscience. Il confesse également avoir orchestré la décapitation du journaliste Daniel Pearl en 2002. Toujours en 2002, il serait tout autant responsable d'attentats au Kenya et de la tentative d'abattre en vol un avion de tourisme israélien avec un lance-roquettes. Il serait également responsable des attentats de Bali la même année, 202 morts.
Mais il ne s'arrête pas là. Il aurait également tenté des attentats contre la Sears Tower (Chicago), l'Empire State Building (New York), Wall Street (New York), des centrales nucléaires, des ambassades américaines en Asie et Australie, des navires de guerre américains, une compagnie pétrolière, le canal de Panama, l'aéroport d'Heathrow et Big Ben. Et vu que ça ne suffit pas, il aurait aussi tenté d'assassiner Jimmy Carter, Bill Clinton et participé aux attentats contre Jean-Paul II et Pervez Musharraf.
Parlons d'un hyperactif.
Sauf que, petit hic, il confesse aussi avoir préparé un attentat contre la "Plaza Bank" de Seattle. Banque qui, comme on peut le lire sur leur site (www), a été fondée en... 2006. Soit 3 ans après l'arrestation de Khalid Sheikh Mohammed. Et ce n'est pas le seul raté dans l'histoire de celui qui déclare être le centre névralgique de la quasi intégralité du terrorisme mondial de ces 15 dernières années (source Atlantic Free Press).
A la période de ses interrogatoires, Khalid Sheikh Mohammed est présenté comme parlant très bien anglais, flirtant dès qu'il peut, louant même un hélicoptère pour impressionner une dentiste qu'il voulait séduire (sic). Lors de sa confession, les juges trouvent un homme qui prononce mal et fait difficilement des phrases en anglais. D'autant que Khalid Sheikh Mohammed avait été, en 2002, reporté... mort (et son cadavre identifié par sa femme).
A la fois, après l'homme le plus recherché au monde qui échappe à toute l'armée américaine sur une mobylette, on n'était pas à une incohérence près.
Rencontre entre l'épouse Le Pen et la femme du président du Cameroun. Non, non, l'extrême-droite française n'est pas en campagne. La preuve? La délégation a "promis de faire voyager en avril prochain une dizaine de Pygmées en France".
Ségolène Royal lance son Skyblog : elle cible donc officiellement les votes des moins de 12 ans.
Où que l'on cherche dans les discours de Sarkozy ou de Ségolène, c'est "avenir", "futur", "après", "demain", "destin", "prochain" ou encore "suivant" qui tiennent le haut du pavé de la redondance verbale. Mais pour autant que la projection dans le futur puisse être un passe-temps rigolo, il faudrait peut-être voir à ne pas complètement oublier le passé non plus. Ainsi, on pourra se délecter de Nicolas Sarkozy qui affirme, sans rire en plus, et sur le site officiel de sa campagne (source Sarkozy.fr) :
"[Je ne serai pas le candidat] qui volera aux Français le débat dont ils ont été privés en 2002 et qui a eu de lourdes conséquences sur le fonctionnement de notre démocratie, car les vrais problèmes n'ont pas été évoqués lors du deuxième tour de la présidentielle de 2002."
Cough. "De lourdes conséquences sur le fonctionnement de notre démocratie"? Juste pour savoir, il n'a pas été numéro 2 du gouvernement en quasi-permanence entre 2002 et 2007, Sarkozy? Il n'était pas concerné par "le fonctionnement de notre démocratie" à l'époque, le garçon?
Le candidat de l'UMP serait-il en proie à un Alzheimer précoce? Probablement pas. En fait, ce serait plutôt juste pour un sens formidable pour la formule à double sens. Preuve en est le contraste fantastique entre ses déclarations à la jeunesse dimanche dernier durant lesquelles il recyclait à son compte la phrase d'un pape mort ("N'ayez pas peur!", source Sarkozy.fr) et ce cliché (www - merci Human Target), pris devant le siège national de l'UMP (et pas devant le siège de campagne, amis de Flu) lors de la manifestation des salariés d'Alcatel devant leurs bureaux, situés dans la même rue.
C'est vrai qu'on l'imagine bien, d'un seul coup, la France d'après.
-- MISE A JOUR --
- pseALU ajoute : Cette photo date de la manif spontanée des salariés parisiens lors de l'annonce mi-février. Lors de la manif européenne de vendredi dernier, le déploiement de forces était beaucoup plus gros. Nous n'avons même pas pu aller devant notre siège (lien).
L'armée américaine cherche 500 arabophones pour ses exercices de guerre en Allemagne. Leur mission : tenir le rôle d'Arabes dans des villages irakiens construits par le centre d'entraînement de l'armée en Bavière. Bizarrement, peu de candidats se sont inscrits pour le moment. Pourtant c'est sympa le jeu du chat et de la souris...
Anthony Bellanger, à propos du candidat Bayrou sur son programme de développement des langues régionales : "On sait simplement qu'il parle à ses chiens en béarnais (ce qui signifie qu'il parle le béarnais) et qu'il est attaché à son identité régionale." C'est un bon début!
"Il est évident que YouTube et Google continuent à récolter les fruits de nos efforts et détruisent une valeur énorme par la même occasion". Ainsi parlait Viacom (MTV, VH1, Comedy Central) pour justifier son procès à 1 milliard de dollars contre YouTube (source BBC). Un milliard de dollars pour dédommager Viacom des 160 000 clips illégaux hébergés sur YouTube et qui ont été vus au total 1,5 milliard de fois.
Le hic, c'est que selon les experts du secteur, le manque à gagner pour Viacom se situerait réellement quelque part aux environs de... 30 millions de dollars (source DailyNews). C'est-à-dire 33 fois moins que ce qui est réclamé par Viacom.
Bon, ceci dit, passe encore. Michael Flatley avait bien demandé 100 millions de dollars de dédommagement parce qu'une de ses fans l'accusait de harcèlement sexuel pour... 34 millions de dollars (lire sur 404). Alors les montants crétins, on commençait à s'habituer.
Mais ce qui fait avancer Viacom, ce n'est pas seulement l'argent (non non non, promis juré). C'est aussi le fait que les internautes puissent s'échanger des vidéos en privé. Sans que les avocats puissent le voir (via Boing Boing) : "Viacom says that YouTube contributes to copyright infringement by allowing users to have private videos, because those videos might infringe on copyright."
Voilà qui est d'une logique sans faille : on pénalise "au cas où". Mais à bien y regarder, ce ne serait pas une première : on taxe bien les supports vierges en France "au cas où" ils serviraient à la copie de contenus piratés. Prochaine étape : la guerre préventive. Ah non, déjà fait aussi. 'Sont forts ces juristes.
Les US sont-ils prêts à Barack Obama, un président noir? Réponse claire de Chris Rock : "ils sont bien prêts à un président attardé, alors pourquoi pas?"
Dans un grand élan de respect de la vie privée, Google annonce qu'il réduira la conservation des données de navigation de ses utilisateurs au bout de... deux ans. Autant pour la vie privée pendant les 24 mois qui restent donc.
John Edwards : "A côté des conséquences du réchauffement climatique, la seconde guerre mondiale aura l'air d'être le paradis". Reste encore quelques jours pour signer ça.
"Fin de la saga des signatures pour Jean-Marie Le Pen". Ca fait cinq fois qu'il fait le coup des signatures et cinq fois que les journalistes font semblant d'être surpris. C'est presque mignon.
Le site "quelcandidat.com" a vraiment des débats passionnants : dernier en date, "Réchauffement climatique: quelles conséquences sur le tourisme d'hiver?". Amis du bon goût, vos avez trouvé vos chantres.
La Chine travaille dur afin que "toutes les activités de publication sur Internet, dont les livres et les journaux en ligne, [soient] sans exception soumises au contrôle réglementaire". Agréable de constater que la démocratie avance.
Parfois, le calendrier fait magnifiquement les choses. Quelques jours avant les adieux de Chirac à la politique, un journaliste russe chutait malencontreusement du cinquième étage de son immeuble et rejoignait ainsi une liste de plus en plus longue d'investigateurs à la santé décidément fragile. Il laissait aussi en plan une enquête en cours sur les ventes d'armes du Kremlin au Proche-Orient (www).
Quel rapport entre Chirac et des journalistes qui tombent comme des mouches du côté de chez Poutine? La réponse tient en deux mots : légion d'honneur. Parce que voilà, en septembre 2006, Chirac a décoré en toute discrétion le président russe de la plus haute distinction française. "En privé" selon le porte-parole de l'Élysée, façon aimable de dire qu'il ne fallait pas que ça se sache. Et pour cause, pas un seul journaliste français n'était invité (www et vidéo).
Quatre jours après qu'Ivan Safronov, journaliste respecté et père de famille, soit allé rejoindre sa confrère Anna Politkovskaya (assassinée de 4 balles dans son immeuble) et l'opposant Alexander Litvinenko (irradié au polonium) au cimetière des opposants de Poutine, RSF apprenait la décision du conseil d'état de maintenir la légion d'honneur du président russe (www).
Motif invoqué par le conseil d'état rapporté par le Monde : "[RSF] n'était pas concerné par la décoration" et cette dernière "ne portait pas atteinte par elle-même à la liberté de la presse" (www). Voilà une explication qui a le mérite d'être claire. Et finalement, c'est vrai : on n'a jamais vu un pin's au bout d'un ruban jeter un journaliste par la fenêtre. La prochaine fois, il faudra penser au polonium du mérite, ou un truc dans le genre. Le message sera plus clair.
Pour certains, dans l'armée américaine, l'homosexualité est "immorale". Alors que canarder des gens avec des fusils, non, pas trop.
L'industrie musicale, jamais en manque d'imagination pour se tirer une balle dans le pied, lance sa nouvelle offensive : tuer les radios et services de découverte musicale sur Internet.
Chirac bat le record d'audience de l'équipe de France de foot en 2006. Etonnamment, il fait également mieux que "Commissaire Moulin", "Les Cordier Juge et Flic", "Commissaire Valence", "Diane Femme Flic" et même "Femmes de Loi". Un signe?
Haliburton déménage son siège du Texas pour le relocaliser à deux pas de l'Irak, son marché en plus forte croissance. Le fait que Dick Cheney ait été président d'Halliburton avant de rejoindre Bush est, bien entendu, un pur hasard.
Note à ceux qui voudraient envahir la Suisse : 'vous embêtez pas à venir avec des armes, lâchez plutôt José Bové sur les routes.
Après quelques semaines de pause et un bon petit lifting, 404 est de retour, dans un monde un peu moins libre que celui qu'il a quitté il y a quelques semaines. Parce que depuis est passée une loi qui interdit à quiconque n'est pas journaliste professionnel de filmer des actes de violence, que ceux-ci soient commis par des civils ou, au hasard, par des forces de l'ordre.
Prévue pour faire obstacle au terrorisme moderne (cough) que représente le "happy slapping" (dans le texte, mettre une claque dans la joie), la loi condamne jusqu'à cinq ans de prison le fait de filmer un acte de violence, si on n'a pas sa carte de presse. Reporters Sans Frontières s'inquiète (rsf.org), les Américains rigolent un peu (dailymotion.com) et le Figaro temporise (lefigaro.fr).
Selon le journal, "seuls les faits de violence grave sont concernés, les actes de torture et de barbarie ou les atteintes sexuelles". Autant pour le "happy slapping" donc, on avait mal compris, la loi lutte en fait contre le "happy torturing". Et puisqu'on n'est pas à une incohérence près, l'auteur de l'amendement, Philippe Houillon (UMP), tente de se justifier (20minutes.fr) en expliquant que "juger de l'intention est très difficile. Celui qui filme expressément une scène de violence et qui connaît le garnement qui a commis l'agression peut être poursuivi. Ce n'est pas le même cas qu'un badaud qui se trouve par hasard sur le lieu de l'agression et qui filme la scène pour ensuite transmettre la vidéo à la police. A priori, dans ce cas, il n'y aura pas de poursuite". Sauf qu'il faut transmettre la vidéo à la police. Sinon, "c'est un élément à charge contre le filmeur. Encore plus s'il la diffuse sur le Net".
Bref, la loi sur le happy slapping qui doit sanctionner à la fois "garnements", tortionnaires et violeurs (sauf si on a filmé sans faire vraiment exprès et qu'on refile le tout à la police - ou qu'on est journaliste) est aussi obscure que l'acte qu'elle doit sanctionner. Côté gouvernement, du coup, on refile le bébé aux juges qui devront faire la "très difficile" distinction entre information et incitation. Ce qui fait dire à RSF (leblogmedias.com) que "se défausser sur la jurisprudence d'un texte législatif mal bordé et potentiellement liberticide n'est pas une démarche très saine au sein d'une démocratie". On n'aurait pas mieux dit.
Et comble du fin, histoire de rester dans le bon goût entre amis, l'amendement a été passé à la date anniversaire du passage à tabac de Rodney King par des policiers de Los Angeles, et dont la diffusion de la vidéo amateur avait déclenché les émeutes de 1992 (wikipedia.org). Pas mieux, bravo.
Si tout se passe bien (c'est-à-dire, par exemple, si Francis Lalanne ne commet pas un nouvel opus de ses mélopées tant chéries du Top 50 de notre jeunesse d'ici là), le 404 nouveau devrait revenir sur vos écrans dès la semaine prochaine.
En attendant, vous avez toujours, pour les plus téméraires d'entre vous, la possibilité de lire quelques billets signés 404 sur MSN. Rapport à une certaine campagne électorale. Depuis lundi dernier, un billet par jour pour parler de l'élection 2007 sur Internet, c'est par là. Et on ne saurait par ailleurs que trop conseiller de jeter aussi un oeil au blog politique de Flu (www).
Pour la suite de 404, en revanche, encore quelques jours de patience, on est de nouveau avec vous très vite...
Les abonnés à la newsletter seront avertis par mail, les autres... ben, non (mais ils peuvent toujours s'inscrire ici si le coeur leur en dit). A la semaine prochaine, sur 404, donc.
Le lecteur sagace l'aura noté, 404 est en légère pause ces derniers jours. Non qu'il n'y ait rien à dire, non que les 28 communiqués quotidiens de l'UMP et du PS ne donnent pas assez de matière. Non, si 404 est en sommeil, c'est qu'une nouvelle version se prépare pour une mise en ligne très bientôt.
Patientage étant mère de bravitude, retour dans quelques jours, tout beau, tout neuf, plus lisible, éventuellement plus joli et avec quelques nouveautés.
En attendant, et parce que ça aurait été dommage de passer ça sous silence, dans le grand fatras de la campagne présidentielle : Patrick Balkany (UMP) doit un quart de millions d'euros à la justice pour avoir détourné les fonds de sa ville pendant plusieurs années. Comme tout le monde, il ne sait pas trop ce qui va se passer dans les mois à venir. Et contrairement à ceux qui ont pris des PV, il ne compte pas attendre passivement une improbable amnistie. Il demande donc au ministère des finances, comme la loi (et le conseil municipal de Levallois Perret) l'y autorise, d'effacer purement et simplement sa dette envers la justice et les impôts. A titre grâcieux. Réponse de Breton à suivre, on attend ça avec impatience (Le Monde, merci à JB).